État des lieux de la fraude dans le monde

Une semaine après la clôture de la conférence européenne du Merchant Risk Council, HiPay revient sur le sujet majeur de cet événement, à savoir la fraude en ligne.

Le canal mobile : nouveau terrain de jeu pour les fraudeurs

Le secteur du e-commerce continue sa croissance en 2015 avec des ventes estimées à 1,6 trillion de dollars (+ 21 % par rapport à 2014). Cependant, l’augmentation du volume des ventes n’est pas forcément corrélée avec celui de la fraude. On constate même que le taux de fraude en ligne est passé de 0,60 % à 0,53 % entre 2013 et 2014.

Pour autant, ces chiffres ne sont pas rassurants, car s’il y a eu une diminution globale, le canal mobile représente un nouveau terrain de jeu pour les fraudeurs et on y observe des taux croissants de fraude. Une nouvelle brèche pour les e-commerçants qui voient leurs commerces de plus en plus vulnérables.

Les nombreux visages de la fraude

Une étude réalisée par le MRC* nous montre que les e-commerçants ne sont pas tous égaux face à la fraude. Certains secteurs sont plus touchés que d’autres comme, par exemple, les services d’abonnement ou le tourisme.

Le taux de fraude varie aussi en fonction des pays. Dans le monde, les pays les plus touchés sont les États-Unis (0,72 %), la Belgique (0,71 %) et la France (0,65 %). À l’inverse, l’Espagne a un des taux de fraude les plus bas (0,27 %). Ces disparités s’expliquent par la taille du marché, les contraintes législatives, le manque de protection des e-commerçants… Des causes multiples qui ne permettent pas de dresser un portrait type de la fraude au niveau mondial.

Aussi, une grande entreprise se protégera plus facilement qu’un petit marchand. Comme les chiffres suivants l’attestent, un site e-commerce dont le chiffre d’affaires est inférieur à 25 millions de dollars connaît un taux de fraude de 1,28 % alors qu’il est de 0,26 % pour ceux dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard de dollars. Dans un premier temps, un petit marchand se concentrera sur ses priorités, c’est-à-dire sur le développement de son activité et la génération de trafic plutôt que sur la mise en place d’outils de lutte contre la fraude.

La fraude en ligne apparaît donc comme protéiforme et ne touche pas tous les commerces de la même façon. HiPay, par l’intermédiaire de ses experts, abordera dans un prochain article les solutions à la disposition des marchands pour faire face à ce fléau.

*MRC Global Fraud Survey 2015